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COMMUNIQUE DE PRESSE: LES POISSONS OUBLIÉS D’AFRIQUE
17 July 2025
…ET LE PLAN D’URGENCE POUR LES SAUVER
Un nouveau rapport révèle qu’un quart des espèces de poissons d’eau douce en Afrique sont menacées d’extinction

- Plus de 3 200 espèces de poissons d’eau douce ont été recensées en Afrique, dont 28 nouvelles espèces décrites rien qu’en 2024.
- L’Afrique affiche la plus forte consommation par habitant de poissons d’eau douce au monde : 2,56 kg par personne et par an, soit 28 % de plus que l’Asie.
- L’Ouganda et la Tanzanie sont respectivement les 6e et 7e plus grands producteurs mondiaux de poissons d’eau douce, principalement grâce au lac Victoria.
Nairobi, 10 juillet 2025 – Le WWF publie aujourd’hui un nouveau rapport en amont d’une grande conférence mondiale sur les zones humides, qui se tiendra au Zimbabwe et déterminera l’avenir de la protection et de la restauration des écosystèmes d’eau douce vitaux. Le rapport, intitulé « Africa’s Forgotten Fishes », révèle que 26 % des espèces africaines de poissons d’eau douce évaluées sont menacées d’extinction, un chiffre probablement sous-estimé en raison de lacunes importantes dans les données.
« L’Afrique est un foyer mondial de biodiversité en poissons d’eau douce, avec plus de 3 200 espèces, mais c’est aussi une région à haut risque », déclare Eric Oyare, Responsable Eau douce pour le WWF Afrique. « Lorsque ces poissons disparaissent, ce sont bien plus que des espèces que nous perdons : nous perdons la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les moyens de subsistance, l’équilibre des écosystèmes et notre capacité d’adaptation face au changement climatique. Ces déclins sont un signal d’alarme sur l’état de santé de nos écosystèmes d’eau douce, qui sont le véritable système de survie des populations et de la nature. »
Souvent négligés dans les discussions mondiales sur la conservation, les poissons d’eau douce africains sont d’une valeur écologique exceptionnelle. Le rapport met en lumière des espèces extraordinaires :
« L’Afrique est un foyer mondial de biodiversité en poissons d’eau douce, avec plus de 3 200 espèces, mais c’est aussi une région à haut risque », déclare Eric Oyare, Responsable Eau douce pour le WWF Afrique. « Lorsque ces poissons disparaissent, ce sont bien plus que des espèces que nous perdons : nous perdons la sécurité alimentaire et nutritionnelle, les moyens de subsistance, l’équilibre des écosystèmes et notre capacité d’adaptation face au changement climatique. Ces déclins sont un signal d’alarme sur l’état de santé de nos écosystèmes d’eau douce, qui sont le véritable système de survie des populations et de la nature. »
Souvent négligés dans les discussions mondiales sur la conservation, les poissons d’eau douce africains sont d’une valeur écologique exceptionnelle. Le rapport met en lumière des espèces extraordinaires :
- le dipneuste africain, qui respire de l’air et peut survivre enterré dans la boue pendant des années de sécheresse ;
- un cichlidé aveugle du bassin du Congo, adapté à la vie dans des grottes aquatiques souterraines ;
- les bichirs, appelés « fossiles vivants » dont la lignée précède celle des dinosaures ;
- et le puissant poisson tigre africain, un prédateur rapide connu pour ses mâchoires puissantes.
Les poissons d’eau douce jouent un rôle essentiel dans la santé des écosystèmes aquatiques, agissant comme prédateurs, herbivores et recycleurs de nutriments. Ils sont aussi la colonne vertébrale des pêcheries continentales dont dépendent des millions de foyers africains, en particulier les plus vulnérables. Mais ces ressources vitales sont mises en péril par de multiples menaces :
- la destruction des habitats due aux barrages, à la déforestation, aux mines et à la conversion des terres ;
- la pollution issue de l’agriculture, des zones urbaines et de l’industrie ;
- les espèces envahissantes et la surpêche, y compris les techniques destructrices comme les filets à moustiques ;
- le changement climatique, qui modifie les régimes de précipitations, assèche les rivières et réchauffe les lacs.
Partout sur le continent, les populations de poissons d’eau douce sont en chute libre. Dans la plaine inondable du Zambèze, les captures de certaines espèces clés ont chuté jusqu’à 90 %. Le tilapia « chambo » du lac Malawi – aliment de base et symbole national figurant sur le Kwacha malawien – a quant à lui décliné de 94 %.
Le WWF appelle les gouvernements africains et les parties prenantes à adopter le Plan d’urgence pour la biodiversité d’eau douce.
Ce plan scientifique et pratique, élaboré par des experts de premier plan, vise à restaurer la santé des écosystèmes d’eau douce et des communautés qui en dépendent.
Le plan repose sur six actions urgentes :
Le WWF appelle les gouvernements africains et les parties prenantes à adopter le Plan d’urgence pour la biodiversité d’eau douce.
Ce plan scientifique et pratique, élaboré par des experts de premier plan, vise à restaurer la santé des écosystèmes d’eau douce et des communautés qui en dépendent.
Le plan repose sur six actions urgentes :
- Permettre aux rivières de s’écouler plus naturellement
- Améliorer la qualité de l’eau
- Protéger et restaurer les habitats et les espèces essentiels
- Mettre fin à l’exploitation non durable des ressources
- Prévenir et maîtriser les espèces exotiques envahissantes
- Supprimer les obstacles fluviaux obsolètes
« Ces six piliers ont tous été mis en œuvre avec succès dans divers pays à travers le monde », affirme Eric Oyare. « Avec un leadership audacieux, les pays africains peuvent les adapter à leurs contextes locaux pour garantir la biodiversité d’eau douce pour les générations futures. »
Mais le rapport apporte aussi des raisons d’espérer. Des initiatives communautaires réussies en Tanzanie, Zambie, Namibie et ailleurs protègent les zones de reproduction, cogèrent les pêcheries et restaurent les habitats dégradés. De nouveaux cadres mondiaux, comme le Freshwater Challenge, désormais rejoint par 20 pays africains, ouvrent la voie à un avenir plus durable.
« Il est temps de ne plus considérer les poissons d’eau douce comme une pensée secondaire », déclare Nancy Rapando, Responsable du programme Food Futures du WWF Afrique. « Ils sont au cœur de la biodiversité, du développement et de l’avenir de l’Afrique. Il faut agir maintenant, avant que les rivières ne s’assèchent. »
La COP15 Ramsar, officiellement la 15e Conférence des Parties contractantes à la Convention sur les zones humides, se tiendra du 23 au 31 juillet 2025 au Zimbabwe. Elle réunira gouvernements, scientifiques et spécialistes de la conservation pour relever les menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes d’eau douce et élaborer une voie vers une gestion plus durable.
« L’avenir des rivières et des poissons d’Afrique est indissociable de celui de ses peuples », déclare Itai Chibaya, Directeur pays du WWF Zimbabwe. « Il faut une action audacieuse lors de la COP15 Ramsar pour restaurer les systèmes de survie de ce continent, en commençant par nos écosystèmes d’eau douce oubliés. »
Le rapport complet est disponible sur : wwfgabon.org

Notes aux rédactions
À propos du rapport
Africa’s Forgotten Fishes: And the Emergency Recovery Plan to Save Them est une publication phare qui rassemble les dernières données scientifiques, les politiques et des exemples de terrain pour mettre en lumière l’importance écologique, économique et culturelle des poissons d’eau douce d’Afrique et l’urgence d’agir pour les protéger. Le rapport souligne leur rôle dans la sécurité alimentaire, la résilience climatique et la biodiversité, et appelle à la mise en œuvre d’un plan de rétablissement en six points.
Produit en collaboration avec :
Alliance for Freshwater Life, Conservation International, Freshwater Research Centre, International Water Management Institute (IWMI), Freshwater Life, InFish, IUCN SSC, NatureMetrics, Re:wild, SHOAL, South African Institute for Aquatic Biodiversity (SAIAB), The Nature Conservancy, WorldFish, Wildfowl & Wetlands Trust, et Wetlands International.
Pourquoi les poissons d’eau douce sont essentiels
Mais le rapport apporte aussi des raisons d’espérer. Des initiatives communautaires réussies en Tanzanie, Zambie, Namibie et ailleurs protègent les zones de reproduction, cogèrent les pêcheries et restaurent les habitats dégradés. De nouveaux cadres mondiaux, comme le Freshwater Challenge, désormais rejoint par 20 pays africains, ouvrent la voie à un avenir plus durable.
« Il est temps de ne plus considérer les poissons d’eau douce comme une pensée secondaire », déclare Nancy Rapando, Responsable du programme Food Futures du WWF Afrique. « Ils sont au cœur de la biodiversité, du développement et de l’avenir de l’Afrique. Il faut agir maintenant, avant que les rivières ne s’assèchent. »
La COP15 Ramsar, officiellement la 15e Conférence des Parties contractantes à la Convention sur les zones humides, se tiendra du 23 au 31 juillet 2025 au Zimbabwe. Elle réunira gouvernements, scientifiques et spécialistes de la conservation pour relever les menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes d’eau douce et élaborer une voie vers une gestion plus durable.
« L’avenir des rivières et des poissons d’Afrique est indissociable de celui de ses peuples », déclare Itai Chibaya, Directeur pays du WWF Zimbabwe. « Il faut une action audacieuse lors de la COP15 Ramsar pour restaurer les systèmes de survie de ce continent, en commençant par nos écosystèmes d’eau douce oubliés. »
Le rapport complet est disponible sur : wwfgabon.org

Notes aux rédactions
À propos du rapport
Africa’s Forgotten Fishes: And the Emergency Recovery Plan to Save Them est une publication phare qui rassemble les dernières données scientifiques, les politiques et des exemples de terrain pour mettre en lumière l’importance écologique, économique et culturelle des poissons d’eau douce d’Afrique et l’urgence d’agir pour les protéger. Le rapport souligne leur rôle dans la sécurité alimentaire, la résilience climatique et la biodiversité, et appelle à la mise en œuvre d’un plan de rétablissement en six points.
Produit en collaboration avec :
Alliance for Freshwater Life, Conservation International, Freshwater Research Centre, International Water Management Institute (IWMI), Freshwater Life, InFish, IUCN SSC, NatureMetrics, Re:wild, SHOAL, South African Institute for Aquatic Biodiversity (SAIAB), The Nature Conservancy, WorldFish, Wildfowl & Wetlands Trust, et Wetlands International.
Pourquoi les poissons d’eau douce sont essentiels
- L’Afrique abrite plus de 3 200 espèces de poissons d’eau douce. Bien que la majorité des captures soient consommées localement ou régionalement, leur importance dépasse largement le continent.
- Les pêches artisanales soutiennent les économies nationales, le commerce régional et contribuent de plus en plus aux chaînes d’approvisionnement mondiales, notamment par l’exportation de poissons séchés ou fumés, d’espèces ornementales pour aquariums, et par le tourisme de pêche sportive à haute valeur ajoutée.
- Environ 26 % des espèces de poissons d’eau douce d’Afrique sont menacées (y compris celles classées comme En danger critique, En danger ou Vulnérables), mais les données manquent.
- Certaines espèces n’ont pas encore été évaluées, et beaucoup le sont encore peu : 558 sont classées comme Données insuffisantes dans la Liste rouge de l’UICN.
À propos du WWF
Le WWF est l’une des plus grandes et des plus respectées organisations indépendantes de conservation dans le monde, avec plus de 5 millions de sympathisants et un réseau actif dans plus de 100 pays. Sa mission : mettre un frein à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir dans lequel l’humanité vivra en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant l’utilisation durable des ressources naturelles renouvelables et en réduisant la pollution et la surconsommation.
Visitez notre site : wwfgabon.org
Contacts presse
Tuba Mutwale
Responsable communication – Afrique de l’Est et australe
[email protected]
+254 740 707 128
Mélissa Dondyas
Responsable communication – Gabon
[email protected]
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