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L'Espace TRIDOM Gabon
© WWF-Gabon

L'ESPACE TRANSNATIONAL DJA-ODZALA-MINKÉBÉ (TRIDOM)

Le segment Gabon du paysage TRIDOM

Le paysage écologique de la Tri-national Dja-Odzala-Minkébé (TRIDOM) s’étend sur 3 pays : le Cameroun, le Congo et le Gabon, sur 178 000 km² représentant 10% des forêts tropicales d’Afrique Centrale.


Situé au Nord-Est du pays et à cheval entre les provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué-Ivindo, le segment Gabon couvre 36% de la superficie totale de la TRIDOM (64 091 km²) et contient 3 parcs nationaux : Minkébé, Mwagna et Ivindo totalisant 11 672 km².


Abritant la plupart des espèces fauniques emblématiques d’Afrique Centrale, le segment Gabon, à l’instar du pays, abrite la plus grande population estimée d’éléphants de forêt des 3 pays constituant la TRIDOM.


Dans TRIDOM Gabon, la densité humaine est estimée à 2.5 habitants par Km², avec une population rurale de 32 % de la population totale. A côté des populations bantou dominantes (Fang, Kwélé, Kota, etc.) dans ce paysage, on y trouve des peuples indigènes Baka (Région de Minvoul et Mvadi) et Bakoya (Régions de Mékambo et Ekata).


L’espace TRIDOM Gabon est couvert à près de XX% par la forêt tropicale humide. Avec environ 66% de son territoire concédé sous forme permis [1], l’exploitation forestière est la principale activité économique. Environ 8% des superficies concédées aux groupes forestiers industriels sont sous certificat de gestion durable Forest Stewardship Council (FSC).


La seconde activité économique importante dans TRIDOM Gabon est l’exploitation minière industrielle et artisanale (notamment l’orpaillage).


[1] Analyse basée sur les données des permis forestiers de 2020
Avec une couverture forestière estimée à 85% et son faible taux de déforestation, la TRIDOM compte parmi les blocs forestiers intacts du bassin du Congo
© WWF-Gabon

Menaces

La biodiversité du segment Gabon de TRIDOM est menacée pour de multiples raisons, notamment par :

  • Le braconnage des éléphants pour l’ivoire, caractérisé par une pression importante venant des pays frontaliers.
  • La chasse pour la viande de brousse, favorisée par les routes et pistes forestières.
  • Les conflits Homme-Animal, notamment le conflit Homme-Eléphant, exacerbé par les conflits sociaux liés à la gestion des ressources naturelles et la pauvreté.
  • L’exploitation forestière illégale, notamment au sein des forêts attribuées aux communautés locales.
  • La dégradation des écosystèmes (forestiers et d’eaux douces) liée aux mauvaises pratiques des industries extractives.
Le braconnage des éléphants est l'une des plus grandes menaces pour l'habitat naturel du paysage du TRIDOM
© Christiaan van der Hoeven / WWF-Netherlands

Que fait le WWF ?

Le WWF travaille dans le segment Gabon de TRIDOM depuis plusieurs années.

Au cours de la dernière décennie, le WWF a principalement mis l’accent sur la forêt de Djoua, dans la partie Est du segment, à la frontière avec le Congo voisin. Les projets mis en œuvre par le WWF dans le segment Gabon de TRIDOM sont axés sur :

  • Le suivi du couvert forestier par la mise en œuvre inclusive (WWF, Ministère de Forêts, secteur privé) d’un système d’alerte précoce de la déforestation illégale (Projet Forest Foresight)
  • L’engagement et l’accompagnement des entreprises forestières à la mise en œuvre de stratégies scientifiques durables au profit de la nature, du climat et des personnes à travers l’Initiative Global Forest Foward.
  • L’accompagnement des entreprises forestières vers la certification.
  • La documentation de la richesse biologique et sociale pour une meilleure planification des actions de conservation et une prise en compte des préoccupations des communautés locales : inventaire de faune, reconnaissance écologiques, études socio-économiques, cartographies participatives.
  • La Réduction du braconnage et de la chasse commerciale à travers le renforcement de l’engagement des communautés locales et du secteur privé forestier : sensibilisation sur les réglementations en matière de chasse, pêche et valeur économiques du capital faunique, appui à l’élaboration de plan de protection de la faune (PPF), évaluation de la mise en œuvre des PPF.